Cliquez ici >>> 🐁 article 373 2 9 du code civil

2 Peuvent ĂȘtre constituĂ©es en vertu du prĂ©sent titre, les coopĂ©ratives dont l’objet relĂšve de l’autoritĂ© lĂ©gislative du QuĂ©bec; toutefois, une coopĂ©rative ne peut ĂȘtre constituĂ©e en vertu du prĂ©sent titre pour exercer l’activitĂ© de sociĂ©tĂ© de fiducie au sens de la Loi sur les sociĂ©tĂ©s de fiducie et les sociĂ©tĂ©s d’épargne (chapitre S-29.02), ou l’activitĂ© d US. Code: Table Of Contents. U.S. Code. TITLE 1 - GENERAL PROVISIONS. TITLE 2 - THE CONGRESS. TITLE 3 - THE PRESIDENT. TITLE 4 - FLAG AND SEAL, SEAT OF GOVERNMENT, AND THE STATES. TITLE 5 - GOVERNMENT ORGANIZATION AND EMPLOYEES. TITLE 5a - FEDERAL ADVISORY COMMITTEE ACT. TITLE 6 - DOMESTIC Larticle 373-2-2 II du Code civil Il se lit ainsi : «II.- Lorsque la pension est fixĂ©e en tout ou partie en numĂ©raire par un des titres mentionnĂ©s aux 1° Ă  6° du I, son versement par l ArticlesL. 6243-2, L. 6243-3 CT et D. 373-1 du code de la sĂ©curitĂ© sociale (CSS) Les cotisations sociales sont calculĂ©es aux taux de droit commun prĂ©vus Ă  l’article D. 242-4 CSS. A l’exception des cotisations d’assurance vieillesse, l’assiette de cotisations est dĂ©terminĂ©e sur une base forfaitaire. Cette base est Ă©gale au Linstance peut ĂȘtre volontairement reprise dans les formes prĂ©vues pour la prĂ©sentation des moyens de dĂ©fense. A dĂ©faut de reprise volontaire, elle peut l'ĂȘtre par voie de Rencontre Du Troisieme Type Musique Mp3. Si l'autoritĂ© parentale confĂšre des droits aux parents, elle engendre aussi des devoirs, qui ont pour finalitĂ© l’intĂ©rĂȘt de l’enfant sans sa moralitĂ© et sa sĂ©curitĂ©. Elle inclut diverses composantes liĂ©es Ă  ce droit, telles que la rĂ©sidence, l'assistance, l'Ă©ducation, la surveillance, la communication, l'entretien et la responsabilitĂ©. En cas de graves carences, qu’il s’agira de dĂ©terminer et d’apprĂ©cier, la sanction visera les droits parentaux. Trois juges sont compĂ©tents dans ces situations pour apprĂ©cier la dĂ©chĂ©ance des droits parentaux - le Juge civil Tribunal de Grande Instance, Juge aus Affaires Familiales , - le Juge des enfants, chargĂ© de la protection de l'enfant et des mesures Ă©ducatives et le - le Juge pĂ©nal chargĂ© de poursuivre les auteurs et complices d'infractions dĂ©finies par le code pĂ©nal. tribunal correctionnel en matiĂšre dĂ©lictuelle et cour d’assises en matiĂšre criminelle. La frontiĂšre sera toujours dĂ©licate. Ainsi du moment qu’un parent paye sa pension alimentaire il semble difficile de lui reprocher un abandon » au sens propre, mĂȘme s’il ne visite pas son enfant... Dans cet article, j'Ă©tudierai l'abandon d'enfant etses consĂ©qences sur le plan civil. Dans un prochain article, j'aborderai l'aspect pĂ©nal. I- L'enfant confiĂ© Ă  un tiers, sans dĂ©lĂ©gation de l'autoritĂ© parentale L’article 373-3 alinĂ©a 2 du code civil dispose que Le juge peut, Ă  titre exceptionnel et si l'intĂ©rĂȘt de l'enfant l'exige, notamment lorsqu'un des parents est privĂ© de l'exercice de l'autoritĂ© parentale, dĂ©cider de confier l'enfant Ă  un tiers, choisi de prĂ©fĂ©rence dans sa parenté Dans des circonstances exceptionnelles, le juge aux affaires familiales qui statue sur les modalitĂ©s de l'exercice de l'autoritĂ© parentale aprĂšs sĂ©paration des parents peut dĂ©cider, du vivant mĂȘme des parents, qu'en cas de dĂ©cĂšs de celui d'entre eux qui exerce cette autoritĂ©, l'enfant n'est pas confiĂ© au survivant. Il peut, dans ce cas, dĂ©signer la personne Ă  laquelle l'enfant est provisoirement confiĂ©. ». Ce tiers sera choisi de prĂ©fĂ©rence avec un lien de parentĂ©. ex les grands-parents. 1re Civ 25 fĂ©vrier 2009. pourvoi n°° a jugĂ© que Seuls les parents et le ministĂšre public, lui-mĂȘme Ă©ventuellement saisi par un tiers, peuvent saisir le juge aux affaires familiales Ă  l'effet de voir confier l'enfant Ă  un tiers en application de l'article 373-3, alinĂ©a 2, du code lors, viole ce texte et les articles 373-2-8 du code civil et 1179-1du code de procĂ©dure civile une cour d'appel qui accueille la demande prĂ©sentĂ©e directement devant elle par un tiers. Ainsi, l’enfant peut Ă  titre exceptionnel et lorsque son intĂ©rĂȘt l’exige ĂȘtre confiĂ© Ă  un tiers digne de confiance, notamment lorsque l’un des parents est privĂ© de l’exercice de l’autoritĂ© parentale. ce tiers se verra ainsi dĂ©lĂ©guer la possibilitĂ© d’accomplir tous les actes usuels relatifs Ă  la surveillance et Ă  l’éducation de l’enfant, mais il n’a pas l’autoritĂ© parentale. Il s’agit d’hypothĂšses exceptionnelles ; le tiers digne de confiance vient alors supplĂ©er Ă  la carence du ou des parents dĂ©faillants, mais n’acquiert pas le statut de parent. II- La dĂ©lĂ©gation forcĂ©e de l’autoritĂ© parentale Article 377 al 2 du code civil Celle-ci est envisageable par dĂ©cision du Juge aux Affaires Familiales, en cas de dĂ©sintĂ©rĂȘt manifeste des pĂšre et mĂšre depuis plus d'un an ou s'ils sont dans l'impossibilitĂ© d'exercer tout ou partie de l'autoritĂ© parentale. Deux situations sont visĂ©es dans le cadre de cette dĂ©lĂ©gation liĂ©e au dĂ©sintĂ©rĂȘt des parents. A Le cas oĂč les pĂšre et mĂšre ont confiĂ© leur enfant Ă  une tierce personne pour ensuite s'en dĂ©sintĂ©resser depuis au moins un an article 377 al 3 du code civil La personne Ă  qui l'enfant a Ă©tĂ© confiĂ© peut seule prĂ©senter une requĂȘte; B Le cas oĂč l'enfant de moins de 16 ans a Ă©tĂ© recueilli, sans l'intervention des pĂšre et mĂšre par un particulier ou un Ă©tablissement article 377-1 du code civil. Une dĂ©claration doit en ĂȘtre faite dans les huit jours au Maire ou Commissaire de police qui la transmet au PrĂ©fet article 1201 du nouveau code de procĂ©dure civile. Ce dernier notifie la dĂ©claration au pĂšre et Ă  la mĂšre qui disposent d'un dĂ©lai de trois mois pour rĂ©clamer l'enfant, faute de quoi ils sont censĂ©s avoir renoncĂ© Ă  leur autoritĂ©. Ensuite, la personne ayant recueilli l'enfant peut alors prĂ©senter une requĂȘte en dĂ©lĂ©gation. Cette procĂ©dure peut se cumuler avec III- III- La dĂ©claration judiciaire d’abandon d'enfant article 350 du code civil Envisageable lorsque les parents se dĂ©sintĂ©ressent des enfants qui deviennent adoptables sans leur autorisation. Cela permettra de demander une adoption plĂ©niĂšre. L'enfant recueilli par un particulier, un Ă©tablissement ou un service de l'aide sociale Ă  l'enfance, dont les parents se sont manifestement dĂ©sintĂ©ressĂ©s pendant l'annĂ©e qui prĂ©cĂšde l'introduction de la demande en dĂ©claration d'abandon, est dĂ©clarĂ© abandonnĂ© par le tribunal de grande instance sans prĂ©judice des dispositions du quatriĂšme alinĂ©a. La demande en dĂ©claration d'abandon est obligatoirement transmise par le particulier, l'Ă©tablissement ou le service de l'aide sociale Ă  l'enfance qui a recueilli l'enfant Ă  l'expiration du dĂ©lai d'un an dĂšs lors que les parents se sont manifestement dĂ©sintĂ©ressĂ©s de l'enfant. Sont considĂ©rĂ©s comme s'Ă©tant manifestement dĂ©sintĂ©ressĂ©s de leur enfant les parents qui n'ont pas entretenu avec lui les relations nĂ©cessaires au maintien de liens affectifs. La simple rĂ©tractation du consentement Ă  l'adoption, la demande de nouvelles ou l'intention exprimĂ©e mais non suivie d'effet de reprendre l'enfant n'est pas une marque d'intĂ©rĂȘt suffisante pour motiver de plein droit le rejet d'une demande en dĂ©claration d'abandon. Ces dĂ©marches n'interrompent pas le dĂ©lai figurant au premier alinĂ©a. L'abandon n'est pas dĂ©clarĂ© si, au cours du dĂ©lai prĂ©vu au premier alinĂ©a du prĂ©sent article, un membre de la famille a demandĂ© Ă  assumer la charge de l'enfant et si cette demande est jugĂ©e conforme Ă  l'intĂ©rĂȘt de ce dernier. Lorsqu'il dĂ©clare l'enfant abandonnĂ©, le tribunal dĂ©lĂšgue par la mĂȘme dĂ©cision les droits d'autoritĂ© parentale sur l'enfant au service de l'aide sociale Ă  l'enfance, Ă  l'Ă©tablissement ou au particulier qui a recueilli l'enfant ou Ă  qui ce dernier a Ă©tĂ© confiĂ©. La tierce opposition n'est recevable qu'en cas de dol, de fraude ou d'erreur sur l'identitĂ© de l'enfant. IV -La dĂ©chĂ©ance articles 378 Ă  381 du code civil ou le retrait des droits parentaux peut rĂ©sulter d'un jugement civil du Tribunal retrait total ou partiel. A Article 378- 1 du code civil Peuvent se voir retirer totalement l'autoritĂ© parentale, en dehors de toute condamnation pĂ©nale, les pĂšre et mĂšre qui, soit par de mauvais traitements, soit par une consommation habituelle et excessive de boissons alcooliques ou un usage de stupĂ©fiants, soit par une inconduite notoire ou des comportements dĂ©lictueux, soit par un dĂ©faut de soins ou un manque de direction, mettent manifestement en danger la sĂ©curitĂ©, la santĂ© ou la moralitĂ© de l'enfant. Le retrait des droits n'est envisageable que par dĂ©cision du Tribunal de Grande Instance dans des cas extrĂȘmes. Cela implique qu'il soit dĂ©montrĂ© l’existence d’un motif grave » dans l'intĂ©rĂȘt de l'enfant justifiant une dĂ©chĂ©ance totale ou partielle de l’autoritĂ© parentale . B La loi ne prĂ©cise pas ce qui peut constituer un motif grave. Il appartient aux tribunaux d'apprĂ©cier et de dĂ©finir les comportements portant atteinte Ă  la santĂ©, la moralitĂ©, la sĂ©curitĂ© d’un enfant et les manquements sĂ©rieux aux devoirs des parents constitutifs des motifs graves au sens de la loi, comme la gravitĂ© de l'acte... Une attitude persistante inexcusable durant des annĂ©es pourra ĂȘtre relevĂ©e... 1°- l'abandon de l’enfant le dĂ©sintĂ©rĂȘt, l'absence de contacts aucune lettre ou communication tĂ©lĂ©phonique,..., en cas de dĂ©faut de s’acquitter de ses obligations financiĂšres envers l’enfant sauf en cas de cause insurmontable ex pour un parent ne pouvant s’occuper de l’enfant Ă  cause d’une maladie, ou une absence de contacts liĂ©e Ă  la faute du parent gardien. 2°- l'indignitĂ©, la violence, les abus sexuels, l'alcoolisme , ou une condamnation de l'un des parents pour crime ou dĂ©lit grave abandon de famille... L'autoritĂ© parentale peut ĂȘtre restituĂ©e un an aprĂšs le jugement si l'enfant n'a pas Ă©tĂ© adoptĂ© entre temps. Peuvent pareillement se voir retirer totalement l'autoritĂ© parentale, quand une mesure d'assistance Ă©ducative avait Ă©tĂ© prise Ă  l'Ă©gard de l'enfant, les pĂšre et mĂšre qui, pendant plus de deux ans, se sont volontairement abstenus d'exercer les droits et de remplir les devoirs que leur laissait l'article 375-7 du code civil. L'action en retrait total de l'autoritĂ© parentale est portĂ©e devant le Tribunal de grande instance, soit par le ministĂšre public, soit par un membre de la famille ou le tuteur de l'enfant. Dans un prochain article, j'aborderai l'aspect pĂ©nal. Demeurant Ă  votre disposition pour toutes prĂ©cisions. Sabine HADDAD Avocate au barreau de Paris 1La loi du 4 mars 2002 redĂ©finit en premier lieu l’autoritĂ© parentale et affirme une Ă©galitĂ© des droits des enfants quel que soit le statut des parents. Elle permet Ă©galement une meilleure application du principe de co-parentalitĂ© selon lequel il est de l’intĂ©rĂȘt de l’enfant d’ĂȘtre Ă©levĂ© par ses deux parents. Ainsi la loi semble reprendre l’esprit des dispositions de la Convention internationale des droit de l’enfant ratifiĂ©e en 1990 par la – La dĂ©finition de l’autoritĂ© parentale2La loi du 4 mars 2002 reprend dans un nouvel article 371-1 du Code civil, l’essentiel de la dĂ©finition de l’autoritĂ© parentale qui figurait Ă  l’article 371-2 du mĂȘme Code, en le complĂ©tant afin de donner une place plus importante Ă  l’enfant. 3Art. 371-1 du Code civil. – L’autoritĂ© parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalitĂ© l’intĂ©rĂȘt de l’enfant. 4Elle appartient aux pĂšre et mĂšre jusqu’à la majoritĂ© ou l’émancipation de l’enfant pour le protĂ©ger dans sa sĂ©curitĂ©, sa santĂ© et sa moralitĂ©, pour assurer son Ă©ducation et permettre son dĂ©veloppement, dans le respect dĂ» Ă  sa personne. 5Les parents associent l’enfant aux dĂ©cisions qui le concernent, selon son Ăąge et son degrĂ© de maturitĂ© ». 6L’autoritĂ© parentale est dĂ©sormais dĂ©finie comme une fonction ; celle de protĂ©ger l’enfant dans sa sĂ©curitĂ©, sa santĂ© et sa moralitĂ©. L’objectif est de lui assurer son Ă©ducation et de lui permettre son dĂ©veloppement, dans le respect de sa personne. Ainsi la loi ne mentionne plus le concept de garde ni de surveillance. La notion de fonction est privilĂ©giĂ©e Ă  celle de pouvoir. 7Mais c’est toujours l’idĂ©e de protection de l’enfant qui est inscrite dans la loi. 8En outre, les droits de l’enfant, notamment dans les conflits d’autoritĂ© parentale, sont garantis par la nouvelle dĂ©finition qui introduit le principe selon lequel les parents doivent associer l’enfant aux dĂ©cisions qui le concernent selon son Ăąge et son degrĂ© de maturitĂ©. 9La mise en Ɠuvre de l’autoritĂ© parentale est conditionnĂ©e par l’exercice de l’autoritĂ© parentaleII – Les modalitĂ©s d’exercice de l’autoritĂ© parentale10La loi du 4 mars 2002 instaure un droit commun de l’autoritĂ© parentale en regroupant au sein d’un chapitre unique du Code civil l’ensemble des rĂšgles relatives Ă  l’exercice de l’autoritĂ© parentale. Ce nouveau dispositif s’applique Ă  tous les enfants quelles que soient les circonstances de la naissance et Ă  tous les parents quel que soit leur statut de couple. 11Ainsi, tous les enfants bĂ©nĂ©ficient des mĂȘmes droits. 12En effet, l’article 287 du Code civil pose le principe selon lequel les parents exercent en commun l’autoritĂ© parentale quelle que soit leur situation juridique c’est-Ă -dire qu’ils soient mariĂ©s ou non ou encore divorcĂ©s. 13La loi rattache l’exercice de l’autoritĂ© parentale Ă  l’établissement d’un lien de filiation. Le dispositif antĂ©rieur exigeait la preuve de la vie commune du couple et certaines dispositions soulevaient de nombreuses difficultĂ©s tenant essentiellement Ă  la preuve de la condition de la vie commune. C’est pourquoi la loi a supprimĂ© cette exigence. 14En dĂ©finitive, les parents non mariĂ©s exercent en commun l’autoritĂ© parentale Ă  partir du moment oĂč ils ont tous deux reconnus l’enfant, ensemble ou sĂ©parĂ©ment, dans la premiĂšre annĂ©e de sa naissance sans autre condition. 15Cependant, cette rĂšgle de l’exercice en commun de l’autoritĂ© parentale, dĂ©s l’établissement de la filiation souffre d’exceptions art. 372 du Code civil lorsque la filiation est Ă©tablie Ă  l’égard d’un des parents plus d’un an aprĂšs la naissance de l’enfant dont la filiation est dĂ©jĂ  Ă©tablie Ă  l’égard de l’autre, celui-ci reste seul investi de l’exercice de l’autoritĂ© parentale ; il en est de mĂȘme lorsque la filiation est judiciairement dĂ©clarĂ©e Ă  l’égard du second parent. Cependant l’autoritĂ© parentale pourra ĂȘtre exercĂ©e en commun selon les procĂ©dures prĂ©cĂ©dentes dĂ©claration conjointe devant le greffier en chef du TGI et si l’un des pĂšre ou mĂšre dĂ©cĂšde ou est privĂ© de l’exercice parentale, l’autre exerce seul cette autoritĂ©. 16La loi du 4 mars 2002 rappelle que la sĂ©paration des parents est sans incidence sur les rĂšgles de dĂ©volution de l’exercice de l’autoritĂ© parentale art. 373-2. 17Selon le droit commun de l’autoritĂ© parentale, chacun des parents peut dĂ©cider seul des actes usuels de la vie de l’enfantIII – L’exercice unilatĂ©ral de l’autoritĂ© parentale par exception18Art. 287, al. et 288 du Code civil et 373-2 du Code civil 19Dans certains cas rarissimes, l’autoritĂ© parentale peut ĂȘtre confiĂ©e Ă  un seul des deux parents si ces derniers le dĂ©cident dans leur convention de divorce ou si le juge estime qu’il en va de l’intĂ©rĂȘt de l’enfant. Dans ces cas, le parent qui n’a pas l’exercice de l’autoritĂ© parentale conserve le droit de surveiller l’entretien et l’éducation des enfants et doit ĂȘtre informĂ©, en consĂ©quence, des choix importants relatifs Ă  la vie de ces derniers. Il demeure par ailleurs soumis Ă  l’obligation d’entretien de l’article 371-2 du Code civil. 20Ce droit de surveillance concerne notamment la scolaritĂ© de l’enfant. Selon une circulaire commune des ministĂšres de l’Education nationale et de la justice du 13 avril 1994 94-149 BOEN numĂ©ro 16, le parent qui n’a pas l’autoritĂ© parentale dispose d’un droit de surveillance qui s’analyse en un droit d’ĂȘtre informĂ©, d’ĂȘtre consultĂ© et de proposer, mais en aucun cas en un droit d’exiger ou d’interdire qui reste un attribut exclusif de l’autoritĂ© mĂȘme, le parent qui n’a pas l’exercice de l’autoritĂ© parentale dispose d’un droit de visite et d’hĂ©bergement qui ne peut lui ĂȘtre refusĂ© que pour des motifs – Le partage de l’autoritĂ© parentale pour les besoins d’éducation22Afin de prendre en compte l’évolution des familles recomposĂ©es, le juge peut dĂ©sormais prĂ©voir un partage de l’exercice de l’autoritĂ© parentale entre les parents ou l’un d’eux, d’un cotĂ©, et un tiers dĂ©lĂ©gataire, de l’autre. Ainsi Ă  cĂŽtĂ© de la dĂ©lĂ©gation en tant que telle, la loi esquisse le cadre juridique d’une autoritĂ© partagĂ©e art. 377-1, al. 2 nouveau. Plusieurs conditions sont toutefois posĂ©es. Ce partage est uniquement possible pour les besoins d’éducation de l’enfant. Il nĂ©cessite l’accord des parents lorsque ceux-ci exercent en commun l’autoritĂ© parentale. Cette procĂ©dure concerne essentiellement les beaux parents qui peuvent ainsi bĂ©nĂ©ficier d’un statut juridique au sein des familles recomposĂ©es. Dans le cadre de ce partage, la prĂ©somption d’accord est prĂ©vue par l’article 372-2 du Code civil Ă  l’égard des tiers de bonne foi. Le parent qui accomplit seul un acte usuel de l’autoritĂ© parentale est rĂ©putĂ© agir avec l’accord de l’autre. Rappelons que sont considĂ©rĂ©s comme des actes usuels ceux qui se conforment Ă  une pratique antĂ©rieure ou qui n’engagent pas l’avenir de l’enfant. En cas de difficultĂ©s, le JAF juge aux affaires familiales pourra ĂȘtre saisi par les parents, l’un d’eux, le tiers dĂ©lĂ©gataire ou le ministĂšre – Les garanties de l’exercice de l’autoritĂ© parentale23L’exercice en commun de l’autoritĂ© parentale par des parents disposant de ce fait de pouvoirs identiques, comporte Ă  l’évidence des risques de paralysie. Pour rĂ©soudre les conflits qui surgiraient entre pĂšre et mĂšre, la loi relative Ă  l’autoritĂ© parentale amĂ©nage le dispositif actuel. 24La loi du 4 mars 2002 entoure l’exercice de l’autoritĂ© parentale de garanties. Elle rappelle que c’est au juge du TGI dĂ©lĂ©guĂ© aux affaires familiales JAF de rĂ©gler les questions qui lui sont soumises en relation avec l’autoritĂ© parentale en veillant spĂ©cialement Ă  la sauvegarde des intĂ©rĂȘts des enfants mineurs art. 373-2-6 du Code civil.VI – Les limites Ă  l’exercice de l’autoritĂ© parentale L’assistance Ă©ducative25A. - Le juge peut porter atteinte Ă  l’autoritĂ© parentale et contrĂŽler l’exercice que les parents font de leur pouvoir sur l’enfant si la santĂ©, la sĂ©curitĂ© ou la morale des mineurs sont en danger. 26Cela peut entraĂźner une AEMO action Ă©ducative en milieu ouvert et/ou un placement. 27B. - Incidences de la mesure d’assistance Ă©ducative sur l’autoritĂ© parentale1 – Historique28Pour les travailleurs sociaux, les parents avaient perdu tout droit sur leurs enfants lorsque ceux ci Ă©taient placĂ©s dans des Ă©tablissements de protection de l’enfance. Autrefois, croyant bien faire, on pensait qu’il fallait sĂ©parer radicalement, et le plus tĂŽt possible, l’enfant en danger ou dĂ©linquant de ses parents. 29La sĂ©paration de l’enfant de son milieu naturel s’est traduite par une implantation dominante des maisons d’enfants Ă  caractĂšre social en milieu rural. 30Il a donc Ă©tĂ© nĂ©cessaire d’affirmer la place des parents dans ces institutions. Petit Ă  petit de nombreux textes ont affirmĂ© que les Ă©tablissements chargĂ©s du placement d’enfants devaient prendre en compte les parents c’est le droit Ă  ĂȘtre protĂ©gĂ© sans exclure les vos droits !
 Les parents sont aussi les usagers des institutions sociales, notamment pour les Ă©tablissements de protection de l’enfance. En effet le but de ces derniers est de permettre, lorsque cela est possible, le retour de l’enfant chez ses parents. Il faut donc travailler avec eux au retour de l’enfant. Les travailleurs sociaux ont deux interlocuteurs les enfants et les parents. Ces derniers, en tant qu’usagers ont aussi des droits dans leur rapport avec ces institutions. Donner des droits aux parents permet de les rĂ©habiliter et oblige les institutions Ă  tout mettre en Ɠuvre pour qu’ils puissent les exercer 
 RĂ©habiliter, selon le dictionnaire, c’est rĂ©tablir dans un Ă©tat, dans des droits, des privilĂšges effet pour les travailleurs sociaux, les parents perdaient tout droit sur leurs enfants lorsque ceux-ci Ă©taient placĂ©s dans des Ă©tablissements de protection de l’enfance. Il a donc Ă©tĂ© nĂ©cessaire d’affirmer la place des parents dans ces institutions car les parents conservent leurs droits sur leurs enfants placĂ©s. Cependant cette prise en compte des parents dans le dispositif de la protection de l’enfance semble poser des difficultĂ©s. 
Le placement, est conçu comme le moyen de rĂ©investir chacun Ă  sa place dans la parentĂ©. La pĂ©riode de placement doit ĂȘtre mise Ă  profit pour engager un travail de restauration et de reconstruction avec les parents. Sinon, lorsque l’enfant reviendra Ă  la maison, le risque est que la situation n’ait guĂšre Ă©voluĂ© et une spirale de placements Ă  rĂ©pĂ©tition peut alors s’enclencher. 
Ainsi, aujourd’hui plus que jamais, on s’interroge sur la place des familles dans le dispositif de protection judiciaire ou administrative comment conforter la famille dans son rĂŽle Ă©ducatif, comment valoriser la responsabilitĂ© parentale, tant il est vrai que l’accueil de l’enfant en institution s’accompagne rarement d’un vrai travail autour de la parentalitĂ©. 
C’est dans la mesure oĂč l’on a conscience que supplĂ©er n’est pas se substituer mais complĂ©ter, que la coopĂ©ration avec les parents devient organisable. Dans le cadre de cette supplĂ©ance, la place donnĂ©e ou laissĂ©e aux parents est Ă©galement fondamentale dans l’équilibre des reprĂ©sentations de l’adulte chez l’enfant accueilli. La rĂ©flexion de l’institution sur la maniĂšre d’organiser la supplĂ©ance familiale permet de penser la place des parents en termes de compĂ©tences/ – Textes31À la diffĂ©rence de la dĂ©lĂ©gation ou du retrait total de l’autoritĂ© parentale, la mesure d’assistance Ă©ducative n’a pas pour objectif d’enlever aux parents leurs droits sur leurs enfants. Elle vise seulement Ă  assister l’autoritĂ© parentale dĂ©faillante afin de la restaurer et l’affermir. 32À titre exceptionnel si l’intĂ©rĂȘt de l’enfant l’exige le juge peut dĂ©cider de fixer la rĂ©sidence de l’enfant dans un Ă©tablissement. Dans ce cas, l’autoritĂ© parentale continue d’ĂȘtre exercĂ©e par les parents, mais c’est la personne Ă  qui les enfants sont confiĂ©s qui accomplit tous les actes usuels relatifs Ă  leur surveillance et Ă  leur Ă©ducation art. 287-1 et 373-4 du Code civil. a – Le principe l’article 375-7, al. 1 du Code civil33Lorsqu’un enfant est confiĂ© Ă  un Ă©tablissement Ă©ducatif, quels droits conservent les parents sur cet enfant et sur les dĂ©cisions qui le concernent ? 34Selon l’article 375-7, alinĂ©a 1er du Code civil les pĂšre et mĂšre dont l’enfant a donnĂ© lieu Ă  une mesure d’assistance Ă©ducative conservent sur lui leur autoritĂ© parentale et en exercent tous les attributs qui ne sont pas inconciliables avec l’application de la mesure ». Le Code civil ne fait donc pas un partage des pouvoirs entre les parents et ceux Ă  qui le mineur est confiĂ©. Les parents conservent l’autoritĂ© parentale, la seule limite Ă©tant la protection de l’enfant. Cela veut dire que mĂȘme si un juge doit retirer l’enfant et le confier Ă  l’aide sociale Ă  l’enfance, cette dĂ©cision ne retire pas l’autoritĂ© parentale, mĂȘme si parfois cela nĂ©cessite d’en amĂ©nager l’exercice. Le fonctionnement du service ne peut pas faire obstacle aux droits des parents et des enfants. L’établissement d’accueil assure seulement la protection de l’enfant. Ainsi les actes usuels de la vie quotidienne relĂšvent de l’organisation interne de l’établissement. L’établissement doit, par contre, solliciter les parents pour toute dĂ©cision importante concernant l’enfant. 35Si l’enfant est confiĂ© Ă  un tiers, particulier, service, Ă©tablissement ou service de l’aide sociale Ă  l’enfance, ils conservent le droit de dĂ©cider des options essentielles concernant la scolaritĂ©, l’éducation ou la santĂ©. 36Ainsi, ce sont les parents qui signent les autorisations d’opĂ©rer, les livrets scolaires, les autorisations de sortie du territoire, le choix de l’école, le choix de la langue vivante
 tout ce qui n’est pas inconciliable avec l’application de la mesure d’assistance Ă©ducative. 37La personne ou le service Ă  qui l’enfant est confiĂ© n’a de prĂ©rogatives en dehors de celles rĂ©sultant naturellement de la mission, qu’on pourrait assimiler au pouvoir d’effectuer les actes usuels relatifs Ă  la surveillance et Ă  l’éducation de l’enfant qu’à partir du point ou du moment oĂč les parents, par leurs carences, rendent sur une question donnĂ©e, la protection de l’enfant impossible avec leur concours. 38Le choix du lĂ©gislateur est de laisser aux parents autant de droits que possibles et de ne transfĂ©rer au service Ă©ducatif Ă  qui le mineur est confiĂ© qu’un minimum de prĂ©rogatives juridiques. L’association tient ainsi au courant les parents de l’évolution scolaire de leur enfant et de toute chose d’importance. Mais les travailleurs sociaux reconnaissent qu’ils pourraient davantage associer les parents Ă  leurs actions. 39De plus, cet article du Code civil est repris par l’article L. 223-2, alinĂ©a 4 du Code de l’action sociale et des familles, qui porte sur les droits des familles dans leurs rapports avec les services de l’aide sociale Ă  l’enfance sous rĂ©serve des pouvoirs reconnus Ă  l’autoritĂ© judiciaire, les mesures prises dans le cadre du prĂ©sent chapitre ne peuvent en aucun cas porter atteinte Ă  l’autoritĂ© parentale 
 ». 40Selon l’article 375-7 du Code civil, les parents sont responsables de l’enfant et continuent Ă  participer Ă  son Ă©ducation. Ils doivent donc ĂȘtre associĂ©s Ă  la vie quotidienne de leur enfant. Informer rĂ©guliĂšrement la famille sur la vie de l’institution fait partie du droit de chacun Ă  connaĂźtre les Ă©lĂ©ments importants de l’univers quotidien de son enfant ou de son parent. Cette reconnaissance participe au respect de la fonction parentale, limite la toute puissance institutionnelle et la disqualification de l’autoritĂ© des parents. Elle oblige une clarification nĂ©cessaire et argumentĂ©e entre les Ă©lĂ©ments transmissibles de la vie de l’usager et la partie confidentielle, indispensable au travail individuel. Rendre compte de certains Ă©lĂ©ments de la vie de l’établissement engage les parents dans leurs responsabilitĂ©s, positionne l’équipe en tant que partenaire de l’évolution de l’usager. Transmettre rĂ©guliĂšrement des informations, permet de laisser ouvert le questionnement possible sur l’organisation structurelle et de conforter la dimension confidentielle de chacun. Un petit bulletin d’information rĂ©guliĂšrement publiĂ© crĂ©e par exemple ce lien indispensable entre les familles et l’institution
 41Aussi, l’article 375-7 du Code civil prĂ©voit que, mĂȘme lorsque le retrait de l’enfant du milieu familial a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©, les pĂšre et mĂšre conservent sur lui leur autoritĂ© parentale et en exercent tous les attributs qui ne sont pas inconciliables avec l’application de la mesure. Ce texte appelle trois observations Le texte crĂ©e une dissymĂ©trie entre le pĂšre et la mĂšre et ceux Ă  qui l’enfant est confiĂ© qu’il ne mentionne mĂȘme pas. Il n’est donc pas question de procĂ©der Ă  une sortie de partage abstrait entre les prĂ©rogatives des uns et des lĂ©gislateur souhaite que les parents continuent Ă  exercer au maximum leur autoritĂ© reste la protection de l’enfant, concrĂ©tisĂ©e par la mesure prise par le juge on peut laisser les parents exercer leur autoritĂ© tant que cela reste conciliable avec l’application de la – La loi de lutte contre les exclusions42AprĂšs avoir posĂ© le principe de non-sĂ©paration de la famille, le texte envisage une exception lorsqu’une telle solution ne peut ĂȘtre trouvĂ©e ». Il faut alors Ă©tablir en accord avec les personnes accueillies un projet propre Ă  permettre leur rĂ©union dans les plus brefs dĂ©lais et assurer le suivi du projet jusqu’à ce qu’il aboutisse. 43Ainsi la loi 2002-02 a-t-elle créé des outils pour renforcer la place des parents dans l’action sociale et mĂ©dico-sociale Libre choix entre des prestations adaptĂ©es contrat de sĂ©jour document individuelConseil de la vie socialeAppel Ă  une personne qualifiĂ©eAccĂšs aux informations les concernant

article 373 2 9 du code civil